Quoique je sois peu disposé à soutenir que ce soit pour un homme une faveur extraordinaire de la for-tune, que de naître dans un dépôt de mendicité, je dois pourtant dire que, dans la circonstance actuelle, c’(être) ce qui (pouvoir) arriver de plus heureux à Oliver Twist : le fait est qu’on eut beaucoup de peine à décider Olivier à remplir ses fonctions respiratoires […] ; pendant quelque temps il resta étendu sur un petit matelas de laine grossière, faisant des efforts pour respirer, balancé pour ainsi dire entre la vie et la mort, et penchant davantage vers cette dernière. […] Comme il n’y (avoir) là personne, sauf une pauvre vieille femme, qui n’y (voir) guère par suite d’une double ration de bière, et un chirurgien payé à l’année pour cette besogne, Oliver et la nature luttèrent seul à seul. Le résultat fut qu’après quelques efforts, Oliver respira, éternua, et donna avis aux habitants du dépôt, de la nouvelle charge qui allait peser sur la paroisse, en poussant un cri aussi perçant qu’on (pouvoir) l’attendre d’un enfant mâle qui n’(être) en possession que depuis trois minutes et demie de ce don utile qu’on appelle la voix.


Au moment où Oliver (donner) cette première preuve de la force et de la liberté de ses poumons, la petite couverture rapiécée jetée négligemment sur le lit de fer s’agita doucement. La figure pâle d’une jeune femme se souleva péniblement sur l’oreiller, et une voix faible articula avec difficulté ces mots : « Que je voie mon enfant avant de mourir ! »


D’après Charles Dickens, Oliver Twist