Les plus désespérés sont les champs les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots. »
(Muset)


J'aime le son du cor, le soir, au fond des bois,
Soit qu'il chante les pleurs de la biche aux abois,
Ou l'adieu du chasseur que l'écho faible accueille,
Et que le vent du nord porte de feuille en feuille.
(Vigny)

Voici juin. Le moineau raille
Dans les champs les amoureux ;
Le rossignol de muraille
Chante dans son nid pierreux.
(Hugo)

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J'ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.
(Louise Labé)

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
(Apollinaire)