Ce cœur qui haïssait la guerre voilà qu’il bat pour le combat et la bataille !
Ce cœur qui ne battait qu’au rythme des marées, à celui des saisons, à celui des heures du jour et de la nuit,
Voilà qu’il se gonfle et qu’il envoie dans les veines un sang brûlant de salpêtre et de haine
Et qu’il mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent

qui la guerre voilà qu’ pour le combat et la bataille !
qui ne qu’au rythme des marées, à celui des saisons, à celui des heures du jour et de la nuit,
Voilà qu’ se et qu’ dans les veines un sang brûlant de salpêtre et de haine
Et qu’ un tel bruit dans que les oreilles en


Robert Desnos, "Ce coeur qui haïssait la guerre", Destinée arbitraire