Je partis à travers les champs. Ah ! le coeur me battait ! Le printemps rayonnait dans toute sa splendeur. Et quand je poussai le portail donnant sur la prairie, mille parfums d'herbes, d'arbres, d'écorce fraîche me sautèrent au visage. Je courus sans me retourner jusqu'à un boqueteau. Des abeilles y dansaient. Tout l'air, où flottaient les pollens, vibrait du frémissement de leur ailes. Plus loin, un verger d'amandiers n'était qu'une neige de fleurs où roucoulaient les premières palombes de l'année nouvelle. J'étais enivré.



Je à travers les champs. Ah ! le coeur me ! Le printemps dans toute sa splendeur. Et quand je le portail donnant sur la prairie, mille parfums d'herbes, d'arbres, d'écorce fraîche me au visage. Je sans me retourner jusqu'à un boqueteau. Des abeilles y . Tout l'air, où les pollens, vibre du frémissement de leur ailes. Plus loin, un verger d'amandiers n' qu'une neige de fleurs où les premières palombes de l'année nouvelle. enivré.



Henri Bosco, L'Enfant et la rivière.